​Aningi  Bernadette

Bernadette Aningi est née dans  un tout petit village de la foret du nord est du Congo  Belge sur le territoire de Wamba  en 1942. Ce petit village se trouve à environ 35 km d’Isiro.

Il n'y pas d’électricité, les gens vivent au rythme du soleil et des saisons.

Bernadette menait une vie  paisible jusqu’en 1965 année où éclata la rébellion, lorscde celle-ci, elle y perdra son époux dù alors fuire avec ses enfants en Belgique.

 

Petite elle devait faire 35km à pied soit 12 heures de marche, pour se rendre  à  l’école protestante de Paulis, tenue par les missionnaires protestants.

Ce qu’elle y apprenait  était assez rudimentaire et se déroulait d’après un horaire bien rôdé.

Bernadette raconte : « On se levait à six heures pour la  Messe. Ensuite on prenait le petit déjeuner puis  on devait travailler dans le champ de la mission. Nous cultivions le manioc, le maïs, des bananes, des ananas . Mais cela n’etait pas assez pour nous nourrir les élèves.  Nous devions  donc apporter nos provisions pour  toute la semaine.

 

A onze heures rentrait en classe et pour une heure, soit jusque midi, nous apprenions la lecture. Les cours se donnaient dans une vaste véranda, les élèves étaient assises par terre, sur des briques de béton. Cette seul heure de cour etait souvant donné ar les élèves les plus âgé.

 

 

Après le repas les activités reprenaient  avec l’apprentissage de la couture, de la broderie et du tricot. Tous nos jolis ouvrages étaient soigneusement emballés pour être envoyés en Angleterre, au profit de leur mission » .

Arrivée en Belgique Bernadette découvre une tout autre réalité.  En Belgique, l’enseignement va au delà une simple mécanique d’acquisition des savoirs Les enfants vont en classe pratiquement toute la journée et y apprennent non seulement  à lire et à écrire, mais à calculer, à raisonner, découvrir le sens des couleurs, des formes, la nature, ce qu’elle nous apporte, mémorisation, le lien entre le langage orale et écrit. 

L’égalité des chances n’est clairement  pas la même pour les enfants d’Afrique.

 

Bernadette sera affectée par ce décalage et en tant que battante et  malgré sa situation difficile de veuve mère de plusieurs enfants elle s’acharnera à rattraper le temps perdu en allant à l’école ou elle se formera dignement.

Elle travaillera durant plusieurs années comme aide laborantine à l’hôpital st Etienne à Schaerbeek  (Bruxelles) pendant 25 ans.

 

Bernadette retournera en 1996 au Congo elle se rendra compte que la situation n’a pas beaucoup changer. qu’il faut toujours faire 35 km pour aller a l’école . Les blancs ne sont plus au pouvoir.  Les quelques  infrastructures scolaires ont été pour la plus part détruites par la présence des rebelles dans la région.

Depuis  la situation semble plus calme.

Bernadette est consciente que lorsqu’on a accès a l’éducation notre horizon s’ouvre, Les enfants sont le future d'une société.  Elle fera la promesse au femme du village d’ouvrir une petite école.  

Bernadette ouvre alors son asbl KAKINANI qui signifie en kibudu "bienvenue". Elle organise des activités divers autours des traditions du Congo oriental en passant par les chants, les danses, ornement, fabrication de bijoux, jouets en fils de fer etc…

Plus que jamais son groupe vocal de polyphonie travaillera dans ce sens.

L’école sera construite sur le terrain de mama Aningi (sa Grand-Mère) 

Bernadette produira un CD  NABONDIBO afin de financer les professeurs.

Le 12 Juillet 2014 Bernadette quitte ce  monde en laissant un magnifique projet.

Elle espérait trouver un partenaire, une ONG , quelqu’un qui porterait ce projet avec elle.

Nous espérons pouvoir honorer sont vœux et de donner l’occasion à cette petite  école d’atteindre ses objectifs et de vivre le plus longtemps possible.

 

 

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